L’entretien : opération séduction, tout se joue en 5 minutes

octobre 21, 2014


Pour séduire, il faut déjà avoir envie. L’envie elle se manifeste très vite. Je suis attiré par la personne que j’ai envie de séduire, par sa beauté, par son regard, par sa gestuelle, par ce qui dégage d’elle au premier coup d’œil. Alors, surveillez bien cette image que vous voulez donner de vous.

A partir de ce premier échange visuel, plusieurs stratégies s’offrent à moi. Je me dévoile tout de suite, je vais au résultat. C’est la stratégie des gros sabots. Alors là, je vais vous dire, vous allez vous prendre un râteau !!!! si on fait le parallèle avec la recherche d’emploi, ça équivaut à sortir tout de suite son CV et de tenter de convaincre votre interlocuteur avec la ferme intention de conclure au plus vite. Et si même ça marchait, parce qu’il faut satisfaire un besoin pressant, Il vous manque alors plein d’infos pour construire une relation sur le long terme.

Deuxième stratégie, j’aborde la personne en allant à sa découverte . Je vais me rendre disponible pour l’écouter. L’autre va donc se trouver en confiance, il va pouvoir se livrer au sens propre comme au figuré. Cette découverte va me donner les centres d’intérêts communs, les sujets à éviter…. Bref tout ce qui fait sa vie ! Il se sent alors valorisé. Jacques FRADIN le célèbre chercheur en neuroscience, l’explique très bien dans son livre sur le stress.

Prenez le temps de la découverte si vous voulez séduire. Plus vous prendrez du temps dans cette phase de découverte plus vous serez efficace dans votre entretien. Et puis vous verrez que tout se passera bien, tout devient alors facile. Si vous ne deviez retenir qu’une chose, c’est de vous taire !

Allez emballez, c’est pesé…

Je vous renvoie à l’article de Nicolas Sander
Une rencontre, des regards qui se croisent, des mots échangés,… C’est là qu’en matière de séduction, la partie se gagne… ou se perd.
Plus qu’un coup de foudre, c’est en fait une savante alchimie qui intervient. Les premières rencontres sont généralement furtives : quel que soit le lieu, l’objectif de celui ou celle qui veut séduire est d’attirer l’attention de l’autre. Nous nous mettons soudain à souhaiter que cet « autre », encore inconnu il y a trente secondes, ait une impression positive. Sans même nous en rendre bien compte, nous devenons alors sympathiques, arborant un visage souriant et épanoui, même après une journée abominable.

Notre body-language, c’est à dire notre attitude corporelle, se coordonne autour de ce sourire franc et béat que nous affichons en face de l’autre. Le corps relâché, le regard appuyé mais doux, nous exprimons littéralement l’attraction physique que nous ressentons. Une partie infime (15%) de ce que nous communiquons passe par les mots, c’est pourquoi il est erroné d’imaginer que ce soit le langage qui assure le succès d’une rencontre. L’essentiel du message que nous souhaitons faire passer à l’autre est transmis par le corps. Lorsqu’on est sincère, il n’y a aucun effort à faire, tout se passe le plus naturellement du monde.

Personne ne l’ignore, si l’on peut mentir avec les mots, il n’en va pas de même avec les gestes. Il n’est cependant pas interdit de s’adresser à cet « autre » que l’on vient de découvrir, ne serait-ce que pour se présenter.

Au-delà des mots, c’est avec son corps que l’on peut convaincre. De façon inconsciente, nous adressons des signaux non verbaux que l’autre identifie comme agréables, favorisant ainsi à un climat de confiance de s’instaurer. Et puis avouons-le, la timidité est souvent de mise. Ce que nous n’osons pas dire avec les mots, le corps le dit à notre place.
  Sachez décoder les signes cachés de l’autre ! Ils sont souvent émis de manière inconsciente et ils ont le mérite d’apporter de la clarté sur l’issue probable de la rencontre.

Geste et signification :
– Se caresser les cheveux signifie « s’ennuyer fermement »
– Se frotter les yeux signifie « être envahi(e) par le doute »
– Se mordre les ongles signifie « se sentir mal à l’aise ou en insécurité »
– Se tapoter le menton signifie « vouloir prendre une décision »
– Pianoter des doigts signifie « faire preuve d’impatience »
– Se titiller le lobe de l’oreille signifie « être incapable de prendre une décision »
– Se frotter le nez signifie « être mal à l’aise voire même mentir »

Le recrutement une opération à haut risque

mars 3, 2014

Pour l’entreprise et pour le candidat

fire perd la bouleDans la manière habituelle de recruter, soit par annonce ou par l’intermédiaire d’un cabinet de recrutement, l’entreprise sait bien qu’elle prend un risque. La fameuse erreur de recrutement que tout le monde redoute. Elle coute très cher  et elle a des conséquences fortes pour l’entreprise.

Je renvoie  à l’article  « les offres d’emploi ne sont pas faites pour les demandeurs d’emploi » ou j’expliquais que l’entreprise,  dans le contexte d’évolution que la caractérise, ne sait pas très bien  définir son vrai besoin. Pour sécuriser sa recherche, la tendance naturelle est de charger le profil du candidat, et rechercher quelqu’un de surqualifié ;  les fameux moutons à 5 pattes.  Compte tenu du nombre de candidats sur le marché, et aidé en cela par un professionnel du recrutement, on va finir par trouver quelqu’un d’approchant. Tout le monde est rassuré. L’entreprise va souvent survendre  le poste. On ne dit pas tout et surtout pas les « loups » qui sont dans les placards. Les difficultés ne sont pas toujours clairement  exprimées. Et si elles l’étaient le candidat ne les entend pas. Très souvent on n’a pas pris le temps de valider que l’entreprise et le candidat ont un projet commun. La raison l’emporte et on a oublié le principal, l’envie et le plaisir.

Du côté du candidat :

Le candidat, lui, dans le processus de recrutement, fait tout pour séduire. Il n’a pas d’emploi, il cherche depuis quelques mois déjà,  et voila qu’il sent que sa quête peut se conclure, et en plus le « Job »est à côté de chez lui. Il est souvent flatté  voire aveuglé par l’opportunité qui se présente à lui. Il perd d’autant plus son discernement que la proposition peut paraitre alléchante en matière de rémunération. Il se prépare, use des meilleurs arguments pour coller au plus près des attendus annoncés. L’objectif clairement avoué est d’être retenu sur le poste, coute que coute.

Mais dès la prise de poste, la réalité peut s’avérer toute différente. On peut  voir poindre dès les premiers mois les prémices d’un désamour réciproque. On ne veut pas rompre la période d’essai car on a déjà eu assez de mal comme ça pour trouver ce candidat, on ne va pas prendre le risque de tout recommencer !!!  Le temps passe et un jour on sera obligé de se séparer avec tous les dégâts que cela provoque.

Je suis toujours surpris de voir ces candidats déçus et cassés par ces erreurs de recrutement. La cassure est souvent telle que le candidat aura beaucoup de mal à repartir dans une dynamique de la réussite, c’est souvent très difficile pour lui de rebondir.

C’est pour cette raison que je pense qu’il n’est pas possible, dans une recherche d’emploi, de faire l’impasse sur la démarche du réseau. Les nombreux contacts qui auront été pris par le candidat lui serviront à valider son offre et surtout s’assurer que l’entreprise visée est la bonne. Il est plus important de valider un projet et de s’assurer d’un choix qui va conditionner sa vie que de trouver un emploi à toute vitesse et de prendre le risque de se tromper. Et si on découvrait alors que l’entreprise concernée, n’a aucun intérêt, que sa stratégie l’amène dans le mur, que les dirigeants ne partagent pas la même éthique, qu’elle est dans un processus de cession non avoué, qu’elle est positionnée sur un marché qui va disparaître…etc  ou tout simplement qu’elle souhaite recruter le candidat qui vient de chez son  concurrent pour le neutraliser.

Lorsqu’un candidat est recruté  rapidement suite à une annonce, je préconise toujours de lancer une démarche réseau en parallèle pour valider que l’entreprise  choisie est la bonne et que le projet correspond bien à mes attentes.

Vous n’avez qu’une seule cible, tant mieux !

mars 21, 2013

Jean Monnet Père fondateur de l’Europe disait : « Faire quelque chose plus qu’être quelqu’un. » Cette remarque s’applique particulièrement bien à la définition d’un projet professionnel.

La construction d’un projet professionnel se fait avant tout sur l’envie de faire. Il faut donc rentrer dans le concret et ne pas hésiter à creuser le besoin de manière très détaillée.

cibleVous avez très envie de faire quelque chose dans une seule entreprise qui vous intéresse, eh bien n’ayez pas peur. Allez-y ! Vous allez me dire qu’ils n’embauchent pas. Et alors ! N’oubliez pas que si l’entreprise décide d’embaucher elle va entrer dans la démarche classique du recrutement, et ce ne sera pas pour vous (voir mon billet sur « Les offres d’emploi ne sont pas pour les demandeurs d’emploi »). C’est comme en Marketing, plus la cible est imprécise plus c’est difficile.

Pour parvenir à vos fins, Nous allons mettre en place une démarche de contournement, la même que celle utilisée pour débusquer un sanglier dans les bois.
Concrètement, on a parlé dans un précédent article des bienfaits du Réseau, nous allons mettre en action ce fameux réseau relationnel pour contacter des gens que vous connaissez et qui sont encore éloignés de la cible,( des clients, des fournisseurs, des concurrents, des gens qui sont dans l’environnement de l’entreprise ou du secteur concerné). On voit bien qu’à ce stade il est inutile de transmettre des CV ou de parler de recrutement, ce n’est pas chez eux qu’on veut aller.
Intéressez vous à ce qu’ils font, faites les parler, demandez leur avis, comment voient ils l’avenir dans cette activité que vous souhaitez faire. Cet avenir est jalonné d’opportunités mais aussi de menaces, alors plutôt que de vous engouffrer à tête baissée chez votre cible, armez vous d’informations pertinentes, vous éviterez de prendre une « veste ».

Et puis demandez à pouvoir rencontrer des acteurs plus proches de la cible. Mais attention ne confondez pas vitesse et précipitation rapprochez vous progressivement de l’objectif toujours en enrichissant votre connaissance de l’entreprise. Vous allez découvrir que quelqu’un dans l’entreprise est en cours de réflexion sur la probable utilisation d’une technique que vous maitrisez ou que votre recherche d’informations éveille un intérêt particulier, ou encore que les informations glanées dans ce parcours représentent une richesse déterminante….etc.
Une fois votre cible bien encerclée, vous aurez rencontré 40 à 50 personnes, vous connaitrez le nom du décideur à rencontrer, puis vous continuez à rencontrer des gens qui le connaissent pour savoir d’où il vient, comment il est organisé…. Etc. Bref vous devez tout savoir de lui et surtout vous aurez une meilleure connaissance de son besoin et vous saurez comment l’approcher.
Ce travail d’approche, vous permettra d’être identifié dans l’environnement professionnel. N’oubliez pas que les gens parlent entre eux et que votre cible entendra parler de vous par son réseau. L’envie de vous rencontrer va commencer à se faire sentir ! Mais ne contactez la que lorsque vous avez toutes les données et que vous savez ce qui l’intéresse chez vous.

Je vois plusieurs avantages à cette démarche :
– 1 Vous ne perdez pas votre temps, vous enrichissez vos connaissances et vous affinez votre projet
– 2 Vous allez faire des rencontres intéressantes
– 3 Puisque vous ne recherchez pas de travail, les gens vont vous recevoir facilement
– 4 Personne ne pourra vous reprocher de ne pas être au travail
– 5 Votre travail sera valorisé dans votre nouveau job
– 6 Vous affichez ainsi votre motivation
– 7 Lorsque l’entreprise vous embauche elle sait que c’est vraiment votre projet puisque vous travaillez dessus depuis plusieurs semaines, elle prend ainsi moins de risques
– 8 Vous aussi vous prenez moins de risques puisque vous savez où vous mettez les pieds.
– 9 Vous n’avez pas l’impression désagréable de chercher du Boulot et de quémander des entretiens
– 10 Ca marche !!!!!

Le Maître mot dans tout cela, c’est l’ A N T I C I P A T I O N

La recherche d’emploi : une démarche commerciale comme une autre

octobre 19, 2011

Avant de passer à l’acte Il faut se préparer, il y a des étapes à franchir et ça prend du temps :

1-Le premier travail est de bien connaitre le produit, ses atouts, ses faiblesses, et surtout ses différences par rapport à la concurrence et à qui on peut le vendre. Imaginez un vendeur partant le nez au vent avec un produit dont il ne connait pas tous ses avantages concurrentiels en se disant qu’il y aura bien quelqu’un qui va l’acheter puisqu’il peut faire beaucoup de choses ! Ce serait alors à l’acheteur d’aller à la rencontre d’un vendeur qui a un produit qu’on ne connait pas et qui parait il peut faire plein de choses ?

Soyons réaliste : Le premier travail du vendeur est donc de travailler à la connaissance de son produit, et c’est bien à lui de définir ce qu’il va vendre à qui il va le vendre et pas l’inverse.

2 – Toute entreprise qui se respecte fait un minimum de Marketing, c’est-à-dire qu’elle défini une cible de clients à qui elle offre une réponse à un besoin. Là aussi dans le travail préparatoire, il convient de se positionner par rapport à ces cibles. N’écoutons pas ceux qui disent qu’il faut élargir la cible pour répondre à plus de besoins. Ca équivaudrait et à délayer le discours et à perdre en crédibilité sur le projet.

3 – Le plan d’action commercial sera justement de mettre les moyens à mettre en place pour atteindre sa cible.

Dans le cadre d’une recherche d’emploi on peut assimiler la démarche à une vente complexe. Il s’agit de vendre un seul contrat à un seul client.

Attention ! Ce n’est pas parce que j’ai choisi mon client que je dois me précipiter chez lui pour le forcer à acheter mon produit. Je ne sais même pas s’il a envie d’acheter et je ne connais pas ses besoins. La difficulté, c’est qu’en général on est pressé d’aller tout de suite au résultat. Dans ce cas on se ferme la porte du client définitivement.

Mon action commerciale consistera alors à prendre le temps d’encercler mon client pour connaitre et comprendre tout son environnement concurrentiel, technique, organisationnel, relationnel, politique…etc. avant de pousser sa porte.
Pour cela il convient de rencontrer tous les acteurs avec lesquels il est en relation de près ou de loin pour comprendre et détecter son besoin. Je me mets bien à l’écoute de mon marché de façon active avant de vouloir faire des propositions. L’expérience montre qu’il me faut une cinquantaine de contacts avant d’entrer en relation avec mon prospect. Ça parait beaucoup ? Mais à raison de 2 contacts par jour, en 3 mois l’affaire est vendue. Mais attention il n’est pas question pendant cette phase de découverte de distribuer des CV et de vendre une candidature. Vous n’êtes pas encore en phase de vente. Vous préparez une vente. Ce n’est pas la même chose !

Ne ratons pas le train !

mars 4, 2011

« Nous  sommes en train de faire à l’industrie ce que la transaction virtuelle a fait au monde financier »

«  Dans tous les pays émergents, après avoir été les usines du monde, les sociétés sont en train de sauter à l’étape suivante : devenir une force d’innovation et non plus une force de travail. Une vraie question se pose alors pour des sociétés plus  matures : si le facteur essentiel n’est plus le coût marginal du travail mais la capacité à innover, alors nous avons raté une étape pour n’avoir pas cru  que ce serait «  notre tour »

« Mes clients sont des entreprises où  se pose la problématique de la construction de demain. C’est cela l’innovation «

«  De même que la littérature a fondamentalement élargi la société dans sa réflexion, le monde virtuel agrandit le monde physique »

« Le coût du travail devient un facteur marginal. Nous allons rater une étape si l’on ne réagit pas »

« Notre priorité est d’aller là où est le savoir et non pas là où il y a le moindre coût «

«  Notre critère de différentiation sera la capacité des personnes à innover dans les différents domaines scientifiques »

«
(Le nouvel Economiste )n°1550 Cahier n°2 du 20 au 26 janvier 2011

Qu’est ce qu’un Cadre ?

octobre 27, 2010

Le statut Cadre n’est pas seulement le fruit d’une formation aussi longue soit elle. Il doit répondre à des critères précis dont le premier est de diriger une équipe. Cette fonction d’animation d’équipes peut être compensée par une expertise technique identifiée.

Dans tous les cas le statut implique obligatoirement de pouvoir répondre au minimum aux quatre critères ci-dessous:

1 -Il a  le devoir de communication: de par sa position un cadre doit adhérer à la stratégie de la société définie par la direction générale et il a le devoir de retransmettre les directives aux autres membres de la société et plus particulièrement les membres de son équipe. Toute communication visant à critiquer les décisions de la Direction Générale peut être considérée comme une faute grave. De plus, Il parait impossible de rester longtemps dans une société si l’on est en opposition avec la Direction de l’entreprise. Ce préalable n’empêche en rien les discussions qui sont nécessaires avec la Direction Générale pour faire part de ses désaccords s’ils existent. Il est même du  devoir d’un cadre de s’exprimer avec ses supérieurs sur les choix qui engagent l’avenir.

2 -Il est responsable et autonome: une position cadre suppose que le salarié prenne ses responsabilités de manière autonome. Lorsqu’une mission est confiée à Cadre, elle se traduit d’une manière générale par la fixation d’objectifs chiffrés et c’est à lui de s’organiser, de définir les moyens à mettre en place et à gérer son budget. Il rend compte à sa hiérarchie de l’avancée son travail et des difficultés rencontrées s’il y a lieu. il organise son temps comme il l’entend pour remplir les missions qui lui sont confiées.

3 – Il est Apporteur d’idées: Un cadre est confronté à gérer des difficultés d’ordre technique, relationnel  ou organisationnel. Ainsi la société attend de lui qu’il apporte  des idées et trouver des solutions.  La Direction Générale n’a pas le monopole de la résolution des problèmes.

Un Cadre est, par définition, et plus que toute autre, amené à proposer des idées destinées à faire avancer la société ces idées peuvent se traduire par:

–          L’apport de nouveaux marchés, par une action commerciale qui lui est propre.

–          De nouveaux produits qui  peuvent s’inscrire dans la stratégie de développement de la société

–          L’amélioration de produits existants

–          L’apport de nouvelles méthodes de travail  permettant d’optimiser la productivité.

–          L’apport d’une réflexion sur l’avenir de la société….etc

4 – Il est capable de prendre des risques: Un cadre, s’il doit proposer des idées, il doit aussi être capable de s’engager et de prendre des risques. Pour réussir il convient parfois de sortir des sentiers battus et tenter des actions qui sortent de la routine. Le Cadre est supposé assumer les conséquences de cette prise de risque.

Le petit monde ou le paradoxe de Milgram

octobre 6, 2009

Pour ceux qui doutent encore de la puissance d’un réseau relationnel, je suggère de cliquer sur ce lien: http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tude_du_petit_monde

Vous apprenez que vous allez être licencié !

mai 5, 2009

passerelle1Votre patron vient de vous convoquer pour vous informer de votre licenciement !!!!!

Vous en avez le souffle coupé, vous ne savez pas répondre. Vous êtes pris entre la colère et la culpabilité. Bref vous êtes en état de choc.

Vous vous doutiez bien de quelque chose. Depuis un certain temps les relations n’étaient peut être pas au beau fixe tous les jours. D’ailleurs vous aviez envoyé quelques lettres de candidature sur des offres lues dans la presse. Vous avez même peut être été reçu à 1 ou 2 entretiens.

Comment expliquer ce qui m’arrive à ma famille ? Quelque part, la honte s’est immiscé dans mon esprit, je ne sais plus quoi faire, je perds très vite confiance en moi.

 

Ma combativité reprenant le dessus, je cherche à me justifier et très vite le ton monte. Partir, d’accord, mais le patron va payer! J’ai besoin que l’affront soit réparé, il s’agit d’une question d’honneur. Une transaction s’annonce, car en fin de compte, qui est le fautif de cette situation ?

Où sont les tords ?

 

Plus le chèque sera important plus j’aurai l’impression d’avoir eu gain de cause.

 

Mais lorsque j’ai obtenu mon chèque, quelle est la situation ?

Je suis toujours aussi dans le doute en ce qui concerne mon devenir, je ne sais pas vers quoi m’orienter, je suis complètement perdu et inquiet. Je suis prêt à faire n’importe quoi, pourvu que je travaille. Mon premier réflexe est de répondre à toutes les annonces que je vois, sans savoir ce que je veux. Mais si je suis dans cette situation et que je n’ai pas réussi à trouver un job avant, pourquoi y arriverais-je mieux maintenant ?

 

Alors plutôt que de négocier uniquement un chèque, pourquoi ne pas inclure dans votre transaction une prestation de conseil en transition de carrières (outplacement) ?

Son rôle sera de vous aider à retrouver vos forces et mener une réflexion de fond aboutissant à  construire un projet professionnel clair. Le consultant qui vous suit devient votre associé pendant cette phase de transition, vous n’êtes donc plus seul. Il vous apportera les conseils nécessaires pour mener correctement vos démarches, vous relancer si besoin, vous remotiver quand le moral flanche, ou que vous êtes à court d’idées nouvelles. Bref il est là pour vous aider à maintenir le niveau d’activité. De plus la prestation comprend la mise à disposition de bureaux avec toute la logistique administrative correspondante.

Bien menée une opération de transition de carrières devient très intéressante, et doit surtout vous permettre de faire une progression professionnelle significative.

Tous les experts reconnaissent que les candidats qui ont choisi de se faire aider par un conseil de ce type ont réduit leur temps de recherche de 50%.

De plus la prestation est imputable sur le budget formation de l’entreprise et  rentre dans votre DIF. Pour l’entreprise le montant est pris en charge, la plus part du temps, par l’OPCA.

Le seul ennemi dans une transition de carrière subie, c’est la solitude.

Combien voulez vous gagner ?

avril 1, 2009

Ne tombez pas dans le piège !

billet-de-banque1

Ne répondez surtout pas à cette question. Vous avez 100% de chance de tomber à côté et de vous faire éliminer.

La question vous fait peur ? Evidemment, vous savez que vous allez vous tromper !

Bottez en touche ! Relancez par une question du style : Je ne sais pas, à combien est le poste ?

1-      Cette question peut être posée par le cabinet de recrutement lors de la première prise de contact, il souhaite valider que vous pourrez trouver un accord. Dans ce cas là vous aurez du mal à éviter de répondre. Pour savoir s’il sera possible de s’ajuster sur une offre, il peut vous demander votre salaire actuel, mais, en tout état de cause, ce n’et pas lui qui fait la négociation sur le salaire.

2-       Si elle est posée au premier entretien avec l’entreprise, il ne faut pas répondre car ni lui, ni vous, ne savez encore si vous aurez envie de travailler ensemble. Le rôle des entretiens est bien destiné à se jauger pour définir ce préalable. Alors, votre interlocuteur va commencer à s’énerver. Gardez votre calme, c’est un jeu. Dans ce jeu, c’est le premier qui parle qui perd.  Face à votre résistance on pourra vous demander combien vous gagnez aujourd’hui. Ca, c’est une autre question. Et là vous devez répondre. Mais surtout ne mentez pas, ce serait fatal. Si suite aux différents entretiens il souhaite vous voir rejoindre son équipe, il lui faudra vous faire une proposition alléchante, mais là c’est à lui de vous faire une proposition.

Laissez venir le plus tard possible. De toutes les façons vous êtes très intéressé par le Job, et l’autre a très envie de vous recruter, alors pas de panique vous aller trouver un accord. Ne faites aucun blocage sur les propositions qui sont faites, vous êtes d’accord pour travailler ensemble et cela ne peut être remis en cause.

Le simple fait que l’entreprise vous envoie une proposition de contrat acte qu’elle vous a choisi, et que maintenant il faut trouver un accord.

Plus cette discussion sur le salaire intervient tard, plus vous pourrez négocier.

J’ai vu un candidat se faire éliminer en final sur un job car, quand il a affiché ses prétentions, il était plus de 2 fois en dessous de ce qu’on souhaitait lui proposer. Quel crétin !!!

Un autre qui a réussi à doubler son salaire en laissant l’employeur lui faire des propositions. Inutile de vous dire qu’en début de discussion, nous étions loin de ce que voulait mon candidat. Mais un jeu subtile mené avec le cabinet et des questions sur le contenu de la rémunération ont fait le reste.

Un troisième a affiché ses prétentions en légère baisse par rapport à son précédent job, pensant que s’il demandait plus il ne serait pas retenu. J’ai eu par la suite l’occasion de rencontrer l’entreprise et d’avoir accès au budget prévu pour le poste. Il aurait pu gagner 30% de plus, mais il ne l’a jamais su.

Alors sur ce sujet, taisez vous et laisser l’autre se découvrir.

 

 

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Je n’ai pas de relations

mars 5, 2009

img_0863_11Combien de candidats j’entends me dire qu’ils ne connaissent personne ? En fait c’est la peur d’entrer en relation avec les autres qui paralyse l’action.

Chacun de nous connait beaucoup plus de monde qu’il ne l’imagine.

Vous avez des frères, des sœurs, des cousins, des cousines, de la famille….

A l’école, vous étiez 30 élèves par classe pendant plus de 10 ans, il ne vous reste plus aucun contact ? Votre école a disparu ? Il n’y a pas d’association d’anciens ? Alors c’est surement le temps d’en créer une…

Vous faites du sport ? Vous ne connaissez pas les gens avec qui vous partagez votre loisir préféré ?

Vous faites vos courses, et vous ne connaissez pas votre boulanger, votre boucher ?…

Vous avez travaillé, Job ou stage. Il n’y avait personne dans l’entreprise ? Vous n’aviez aucun contact avec vos collègues, votre patron ? , il n’y avait pas de clients ? Pas de fournisseurs ?

En vacances, vous ne rencontrez personne ?

Dans l’école de vos enfants, il n’y a aucun élève, aucun parent qui les accompagne.

Sans parler des associations de quartier, des responsables politiques (dont le métier est de tisser des liens) des structures de développement, des syndicats professionnels, qui eux aussi fédèrent pleins d’acteurs économiques.

Alors qu’on ne me dise pas qu’on ne connaît personne !!

J’ai vu une fois un candidat qui ne connaissait vraiment personne. Un vrai solitaire ! Je l’ai forcé à prendre contact avec son association d’anciens élèves. Eh bien, en 4 mois, il a réussi à rencontrer presque 200 personnes et il a réussi à entrer en contact avec son employeur d’aujourd’hui. Si lui l’a fait n’importe qui peut le faire.